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Groupe de Recherches Archéologiques de la Loire
Maison Passé-Présent
8 rue Desimiane de Montchal
42170 Saint-Just Saint-Rambert
04.77.52.12.78

Lavieu

Eglise saint Jacques


 

Plan Le bâtiment actuel est le résultat de nombreux remaniements, datant principalement du XIXe siècle, dont voici succinctement la liste en 1806, : ajout de la sacristie dans le prolongement du chœur ; ajout en 1818, de la chapelle de Notre Dame (à droite) ; entre 1819 et 1821, construction du plafond, agrandissement et élévation de l’église ; entre 1827 et 1832, construction du clocher en appui contre la nef, au dessus de la porte ; en 1862, construction de la chapelle Saint-Jacques (à gauche). Le cadastre Napoléon qui date de 1813 ne représente que la première des modifications.

L’église est dédiée à saint Jacques et la première mention date de 1153, « ecclesia de Laviaco » dans le Grand Cartulaire d’Ainay (Tome I, p. 50). Ce n’est qu’en 1375, que le vocable est précisé « Ecclesia Beati Jacobi de Laviaco », (AdL, série B1866, f° 8).

 

 

Extérieur

Vue d'ensembleEn effectuant un tour de l’église, nous retrouvons tous les éléments qui sont venus se greffer contre la petite chapelle, à l’origine chapelle castrale, tel que décrit précédemment et que l’on peut visualiser sur le plan général.

Le clocher porche qui domine l’église est d’une hauteur disproportionnée par rapport au reste du bâtiment ; il est de section carrée et des baies jumelées en plein cintre s’ouvrent à son sommet.

L’abside en cul de four est assez belle ; elle est bâtie en légère élévation dans le relief. On y voit les contreforts sur lesquels sont venus se reposer, par la suite, la sacristie.

Le portail, situé sous le clocher porche, est composé d’une petite porte surmontée d’un arc en plein cintre retombant sur des chapiteaux ornés, surmonté d’une archivolte. Les tailloirs des chapiteaux sont aussi larges que la partie décorée et ils se terminent par un astragale. Une figure humaine stylisée occupe l’angle de la corbeille de droite : le visage est de forme ovale, les yeux formés par deux billes, le nez en forme de triangle et de sa bouche sortent deux liens qui se terminent par des fleurs de type « marguerites ». Ce type de représentation était sensé inspirer au croyant la peur du blasphème et lui rappeler la punition des profanateurs. La seconde corbeille est ornée d’un décor floral stylisé où l’on retrouve à la fois des losanges et des courbes formant des boucles. Ces chapiteaux reposent sur des fûts assez courts de section circulaire, accentuant l’effet massif qui émane de l’ensemble du portail.

 

 

 

 

 

 

 

 

Intérieur

Le sol de la nef est situé en contrebas par rapport au sol extérieur. A gauche, en entrant, on remarque assez aisément l’extension réalisée au XIXe siècle. La nef est large et couverte d’un plafond lambrissé, ce qui paraît être le type de la toiture originelle. Dans sa partie haute, on remarque l’emplacement d’une série de petites baies bouchées,

Les deux chapelles latérales s’ouvrent par des arcs en plein cintre ; elles sont couvertes en voûtes d’arêtes.

Le chœur s’ouvre sur la nef par un arc en plein cintre, légèrement brisé, on y accède par une petite marche. Il n’est pas parfaitement circulaire et l’on remarque des traces de modifications, principalement au niveau des fenêtres qui ont été élargies et ébrasées.

La position exacte de la chapelle dans l’enceinte cadastrale de Lavieu n’est pas vraiment définie : en ou hors les murs ou bien encore sur le tracé du rempart ?

Nous ne savons rien de la façade d’origine, abattue lors de l’agrandissement de la nef par l’avant. Avait-elle un portail ? Le portail actuel est-il le portail d’origine déplacé sur le côté ?

 

Bulletin n° 13