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Groupe de Recherches Archéologiques de la Loire
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Sondages d'été

Le souterrain de Mérange, commune des Salles (42)


L'été a commencé par une série de sondages effectués dans le cadre de l'étude générale sur les Hautes Chaumes du Forez avec l'équipe pluri-disciplinaire habituelle (SRA Rhone-Alpes/Auvergne, GRAL, GRAHLF, Université de Saint-Etienne, INRAP). Ils ont été variés tant par la forme que par la période : un habitat gaulois à Garnier (St Bonnet-le-Courreau, 42) ; un ensemble semi-enterré à Colleigne (Sauvain,42) ; un complément de sondages sur un autre ensemble semi-enterré à Pégrol (Valcivières, 63) ; un site gallo-romain à la Jacine (Job, 63).Les deux galeries de l'anneau ouvertes par les sondages

Un sondage n'entrant pas dans ce cadre d'étude à été mené sous la direction d'Eric Clavier. Suite à des travaux pour extraire des matériaux, un souterrain annulaire a été découvert au hameau de Mérange, sur la commune des Salles, 42. On voit ci-contre, les deux galeries apparaissant en coupe dans le front de taille de la carrière.

Un relevé de la structure souterraine a été effectué et une autorisation de sondages a été accordé afin de retrouver l'entrée en surface de la cavité mais aussi de tenter de relier ce souterrain à une occupation.

 

sondages

Les deux objectifs ont été atteint.

Ci dessus, à droite l'ensemble des sondages, vue depuis un drone : on y voit les nombreux trous de poteaux liés à une structure porteuse en bois, résultat d'une occupation de surface et quelques rainures. L'entrée du souterrain, ci-dessus à gauche,  avait été volontairement obturée par un remblai constitué de plusieurs pierres de couvertures de la galerie d'accès, de la terre, des pierres, des tessons de céramiques (et une clé...). Des marches avaient été taillées à même la roche et un système de fermeture installé à la jointure avec l'anneau dont-il ne reste que les feuillures taillées dans les parois.

Une fois bouchée, l'entrée avait été recouvert d'un sol empierré à la base duquel figure de nombreux tessons et du charbon de bois. Ces deux éléments vont permettre de dater avec une certaine précisison l'abandon et le scellement de cet ouvrage.

A l'intérieur, outre une galerie éboulée qui avait été découverte au début du XXe s. lors de la construction d'une maison, deux niches ont été relevées. La plus petite est creusée dans le pilier central de l'anneau et la plus grande (photo) lui fait face sur l'autre paroi.

 

Néandertal à Marols (42)


Une pointe en silex a été ramassée au détour d’un chemin, sur la commune de Marols. Elle est réalisée en silex marron clair d’origine extra régionale. En effet, il n’existe aucun gisement de ce type sur le territoire ligérien.

La forme globale de l'objet suggère une pointe moustérienne avec une organisation des enlèvements qui évoque une préparation assez soignée du nucléus avec un débitage à la pierre. L'ensemble évoque du Levallois et donc le Paléolithique moyen. Les retouches visibles sur la face supérieure de l'objet à droite semblent patinées différemment de l'ensemble de la surface de la pièce donc elles pourraient être bien postérieures. Les deux préhistoriens contactés, ayant fait les observations uniquement sur clichés, hésitent entre pointe sur éclat Levallois ou un racloir convergent*.

La pointe est avec le racloir et le biface un des trois principaux outils de la Préhistoire. L’homme de Neandertal a utilisé ces pointes dans différents contextes. N’étant pas réalisées de la même façon, elles n’ont donc pas la même morphologie. De ce fait, elles ne pouvaient pas être employées dans les mêmes situations. Il est probable que la pointe Levallois ait été employée à la chasse emmanchée sur un morceau de bois, alors que la pointe moustérienne servait comme simple couteau ou racloir au sein de l’habitat.

 

* Sophie Archambault de Beaune (Jean Moulin University - Lyon 3, Lyon & UMR 7041 ArScAn, Nanterre, ethnologie-préhistorique) et Bernard Gély (archéologue, préhistorien, ingénieur au SRA Auvergne-Rhône-Alpes)

 

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